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 « Lesly R. Carlin » ~ UC

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Lesly R. Carlin

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MessageSujet: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Lun 23 Fév - 19:19

Extract from L.R.C's diary




    (c) Roxee
      Nom : Carlin
      Prénoms : Lesly Rose
      Surnoms : Lily, Les'
      Date et lieu de naissance : 15 août 1972, Ecosse
      Date et lieu de décès : 23 décembre 1996, Ben Nevis
      Nationalité : Ecossaise
      Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
      Groupe : Newcomers



« Petite, la mort me terrifiait. J'en passais des nuits blanches, à craindre cette chose si mal connue. En grandissant, j'appris à mettre de côté mes peurs. La mort me semblait lointaine. Dès que revenait en moi cette sensation de mal-être qui m'envahissait toujours à la pensée qu'un jour, je puisse cesser d'exister je faisais rapidement le calcul dans ma tête, me donnant une vie de quatre-vingt cinq années. Evidement, on se dit toujours qu'on a le temps. »




Dernière édition par Lesly R. Carlin le Dim 1 Mar - 16:33, édité 3 fois
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Lesly R. Carlin

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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Lun 23 Fév - 19:22

« ET TOI MON COEUR POURQUOI BATS-TU ? » (Appolinaire)

    J'avançais vers lui, confiante.. A chaque enjambée je faisais voleter le bas de la robe vaporeuse, qui frôlait le sol sans jamais s'y poser. Le claquement de mes chaussures à talons était étouffé par la musique tradionnelle qui résonnait en moi. Mon coeur cognait contre ma poitrine. Je le regardais droit dans les yeux. Lui, cette grande silhouette qui attendait. Ses mèches blondes retombaient délicatement devant ses prunelles claires. Ils avaient les mains jointes dans son dos, tel que je me l'étais toujours imaginé. L'air sombre, concentré. Ma respiration était difficile. Cet instant, jamais je ne l'oublierais.

    Lesly Rose Carlin. Gentille, jolie, timide... Oh, je n'étais pas désagréable. Mais il y avait toujours quelqu'un pour que je me cache dans son ombre. Quelqu'un qui engageait mieux la conversation, quelqu'un qui racontait des blagues plus drôles, quelqu'un qui avait des vêtements plus chic. On ne se souvenait de moi que par le biais des autres. « Lesly ? Ah oui, la soeur de Myriam !». Ma soeur, personne que j'aime le plus au monde, mais pour qui j'éprouvai éternellement une jalousie et un mépris certain. Si je ferais tout pour elle, j'espérais aussi parfois qu'elle ne soit pas là. Elle était la principale ombre derrière laquelle j'étais. Elle brillait de toute sa splendeur là où j'aurais aimé dire quelque chose, elle monopolisait l'attention lorsque je me sentais assez à l'aise pour raconter une plaisanterie. Elle s'habillait dans un style décontracté qui l'embellissait naturellement lorsque j'avais mis toute une matinée pour me préparer à être belle... Mais j'appris à m'habituer à cette éternelle sensation de nullité à ses côtés, je vis avec. Toute ma vie.

    Mes mains étaient jointes autour du petit bouquet dont on m'avait fait la propriétaire. Je m'agrippais à lui, certaine que sans cela j'allais faire un faux pas. Mes mains étaient moites. Mon coeur cognait toujours. Je sentais les regards de tous les invités posés sur moi. Uniquement sur moi. Mes joues s'enflammaient, je me devinais rosir. Je pouvais supporter son regard plus longtemps, je baissais mes yeux bleu électrique pour fixer le sol. Je ne souriais pas. Je ne ressentais aucune joie. Rien. Pourtant, il aurait fallu que je sois heureuse de ce jour. Mais non. Lentement, je passais devant lui, qui me fixait, je passais devant le prêtre, et me retourna vers l'assembler pour attendre la personne la plus importante de cette cérémonie. Personne qui n'était pas moi.

    On racontait souvent, lors des longs dîners familiaux ou entre amis, comment mes parents avaient rencontrés ceux de Jason Adams. C'était durant les vacances de Noël, lors de la traditionelle sortie dans les stations de ski Alpin à Ben Nevis, le mont le plus haut d'Ecosse. Les Adams avaient loué le chalet voisin à celui de mes parents. Ils s'étaient retrouvés quelques fois au bord des pistes, et puis avaient sympathisé. Depuis, à chaque vacances de Noël, les deux familles louaient des chalets côte à côté dans la station de ski à Ben Nevis. C'était environ cinq ans avant la naissance de la petite Myriam Lara Carlin, puis, deux ans plus tard de Jason Adams et enfin, un peu plus d'une année après, ma naissance. Plus le temps passait, plus nos familles étaient liées. Nous ne nous contentions plus des vacances de Noël, à chaque occasion nous nous retrouvions. Mais les pistes de ski Alpin à Ben Nevis, c'était un peu un rituel.

    Dans l'arcade des grandes portes de l'église se dessina la silhouette élancée de cette personne tant attendue. Elle avait une robe plus belle, un bouquet plus gros et une coiffure plus étudiée que moi. Elle marchait avec plus d'assurance, elle arborait un sourire radieux. Sur son passage, tout les invités chuchotaient des compliments. Elle m'adressa un regard heureux, réellement heureux. Je ne pus que lui rendre ce regard. Mais mes pupilles gardaient un fond mélancolique, une âme triste,qui agonisait en silence, dans l'ignorance. Sa main fine se tendit en avant, aussitôt prise par la plus grosse et protectrice de son fiancé. Elle me tendit son bouquet que je pris avec le mien. Je fixais un point imaginaire. Je déversais toute mon attention sur lui, j'essayais de tenir.

    En moi résonnait encore les échos de nos rires mêlés lorsque nous jouions tout trois. Myriam, Jason et moi formions un trio inséparable. La définition même de l'amitié dans trois jeunes personnes. Il n'y avait pas à réfléchir sur des sujets de conversation, à se poser la question du jeu que nous allions encore inventer. Tout se faisait de façon tellement naturelle. Jamais nous ne nous ennuyions, jamais nous en avions marre les uns des autres. Nous ne pouvions être bien qu'en présence des deux autres qui formaient avec nous un seul et même coeur. Et puis, le doux vent de l'enfance fut chassé par les tumultes de l'adolescence, annonciatrices de nuages noirs. Divergences d'opinions, les autres amis, collèges et lycées... Notre amitié qui autrefois était le centre incontestable de tout notre univers semblait désormais être accompagnée par d'autres choses que nous placions sur une échelle presque équivalente. Mais le plus grave fut lorsque l'amitié se transforma. Vers l'âge de douze ans, je commençai à remarquer un changement chez moi. Ne serait-ce que par les folles idées que je me faisais. Et puis, petit à petit, sans m'en rendre compte, je tombai amoureuse. J'y ai cru, ah oui. L'histoire était parfaite, digne d'un roman. Tout était comme écrit. D'abord il y avait ma soeur qui le prenait comme son petit frère, puis il y avait moi. Beaucoup nous le disaient d'ailleurs, nous charriaient avec cela. Si je me forçais à sourire et marmonner que c'était « N'importe quoi » Je m'y voyais déjà. Lesly Rose Adams.

    « Jason Fredéric Adams, voulez vous prendre pour épouse Mademoiselle Myriam Lara Carlin ici présente ?
    - Je le veux. »

    Mon coeur fit un bon dans ma poitrine, se cogna contre celle ci, me fit mal. Par réflexe je me mis une main sur le coeur, calmant la respiration soudainement haletante. Mais personne ne s'en préoccupait. Je sentais monter en moi se que j'avais cru réussir à refouler. J'étais tremblante de la tête au pied, sous la menace de m'écrouler à tout moment. Je me forçais à regarder le moment où il lui passait l'anneau au doigt. L'anneau que JE trouvais magnifique. Je m'attardai un moment sur la robe que portait ma soeur. Robe que J'avais choisis. Dans mon élan je jetai un regard circulaire à la pièce. Fleurs de MA couleur préférée, personnes que J'avais invité, dates que J'avais choisis. J'avais tout organisé comme si il s'agissait de mon mariage. Pas du sien. Comme si c'était moi qu'il épousait. Aujourd'hui, tout retombait sur moi. Un poids intensément lourd m'appuyait sur les épaules attendant seulement que je lâche prise. Mais je devais tenir bon, jusqu'à la fin de cette cérémonie. Cette maudite cérémonie.

    Enfin, nous sortîmes tous de cette église étouffante pour aller à la réception qui se tenait sous des grandes tentes dans le magnifique jardin. Tout était parfait. On riait, on s'amusait, on dansait. La nourriture était parfaite, la musique excellente. Ma soeur agitait sa main gauche sous tout les nez, on donnait des tapes dans le dos à Jason qui souriait en levant sa coupe de champagne. Moi j'étais dans un coin, face au vent. Mon menton tremblait, je fermais les yeux se qui fit couler quelques larmes. J'avais heureusement penser à me maquiller uniquement avec du maquillage qui résistait à l'eau. Et puis, lorsque j'ouvris les yeux de nouveau, je tombais face à une ombre, juste devant moi, qui faisait ombre au soleil étincelant. Jason. Comme à son habitude lorsque ce jeune homme se trouvait près de moi, mon coeur s'emballa, sa respiration s'affola légèrement. Il me fixait de ses grands yeux de biches. Approchant sa main de ma joue pour sentir mes larmes qui mouillaient mon visage, il fronça les sourcils et envoya comme il le faisait tout le temps ses boucles blondes en arrière. Sa voix n'était pas étonnée, plutôt désolée lorsqu'il me dit :
    « Lily, tu pleures.
    - Tu sais l'effet que font les mariages aux âmes romantiques. » Répondis-je d'une voix rassurante.
    Il ne me croyait pas. Il était bien le seul à voir clair dans mon esprits. Tristement, il prit ma main.
    « Tu viens danser ?
    - Où se trouve Madame Adams ?
    - Occupée avec mon cousin. »
    Je vis effectivement ma soeur danser en riant avec le cousin de Jason, un pitre de seize ans et demi qui faisait rire tout le monde. C'était d'ailleurs lui qui, par un hasard formidable, s'était retrouvé en possession du bouquet qu'avait lancé Myriam.
    « Tu n'as pas de cousine à faire danser ? Insistai-je, effrayée de danser avec lui.
    - Je vais finir par me vexer.
    - Et bien dans ce cas... »
    Il m'adressa enfin un petit sourire. M'emportant par la main sur la piste de danse, puis gracieusement m'approcha de lui, une de ses mains sur ma taille. J'eu d'abord le réflexe de regarder mes pieds pour m'assurer de ne faire aucun faux pas. Mais je sentis bien vite une main s'emparer de mon menton pour remonter mon visage vers lui. Se que je fis. Je me perdis un moment dans ce regard gris. L'espace d'un instant qui dura pendant un temps que je ne saurais dire, je m'imaginais dans une robe bien plus belle, blanche. J'imaginais la sensation de l'or autour de mon annulaire. Machinalement je remuais ma main gauche sur l'épaule de Jason. Il tourna légèrement la tête puis, se sentit obligé d'ajouter quelque chose, de briser ce délicieux moment.
    « Tu trouveras quelqu'un de mieux Lesly.
    - Dur à croire. Répliquai-je à mi-voix.
    - Tu m'oublieras.
    - Impossible.
    - Tu es jeune, tu as toute ta vie devant toi pour trouver quelqu'un d'autre.
    - Ne t'inquiètes pas, tu ne nous supporteras plus très longtemps moi et mon air morose. Je pars dans une semaine. » Dis-je enfin, au bord de l'énervement.
    Ce n'était pas mon genre, de m'énerver. Cela ne m'arrivait que très rarement, dans des cas extrèmes. Notre danse se stoppa. Jason me lâcha instantanément, m'observa les yeux grand ouverts, défait. Que voulait-il à la fin ? Je soutenu son regard, impassible.
    « Non ! Déclara-t-il avec virulence. Mais.. enfin.. mais où tu vas ?
    - Australie.
    - QUOI ? S'égosilla-t-il, attirant plusieurs regards sur lui. Mais.. pourquoi ?
    - Pour y vivre. Je vais finir mes études de vétérinaire là-bas. Et puis ça a l'avantage d'être à des milliers de kilomètres de toi.»
    Il me regardait toujours avec son drôle d'air. Il secoua la tête, tenta de me convaincre de rester là. Je réfutais tout ses arguments d'une voix sans émotion. Bien droite devant lui. Il paraissait complètement sous le choc, en alerte. Je ne comprennais vraiment pas pourquoi. C'est lui qui un jour m'avait annoncé qu'il était tombé amoureux de ma soeur. C'est lui qui, depuis l'instant où il avait compris que je l'aimais n'avait eu de cesse de me trouver autre coeur à prendre. C'est lui qui ne pouvait désormais plus supporter de rester dans la même pièce que moi. Lui qui prenait manifestement plaisir à me tourmenter en me faisant danser, en essayant de me convaincre de ne pas prendre le large. Lorsque le volume sonore de nos voix commença à augmenter, à attirer les regards des plus proches, il me prit presque violemment par la main et m'attira plus loin. Je fus contrainte de le suivre, trotinant derrière lui qui faisait de grands pas. Nous entrâmes dans le hall de l'hôtel dans lequel la réception était tenue, puis il monta quatre à quatre les marches de l'escalier en colimaçon. Je manquai de tomber plus d'une fois. Il m'attira avec force dans un recoin du couloir de l'étage, là où vraiment personne ne passai. Et puis, il reprit.
    « Mais il n'y a aucune raison de tu t'en aille. Je.. Je ferais tout se que tu veux. Tout se que tu me demanderas.
    - Menteur. Dis-je en riant jaune.
    - Non, non je te le jure. Lesly reste ! Par pitié ne pars pas.
    - Tu n'en n'as pas assez de jouer avec moi ? Tu sais PARFAITEMENT se que je ressens pour toi et tu me sors des discours pareils ? On dirait que tu te fiches de moi, et de Myriam. Répliquai-je, hors de moi, de ma voix insupportablement aigue lorsque je commençais à crier. Tu veux me faire croire que si je te demandais de m'embrasser tu le ferais ? Espèce d'imb...»
    Soudain quelque chose de beaucoup plus fort que moi m'attira contre lui. Ses mains sur mes joues me retenaient la tête, j'étais prise au piège, incapable de faire le moindre geste. Sans que je m'y sois préparer ses lèvres se déposèrent avec hargne contre les miennes. S'entrouvrirent. Son haleine fraiche pris totalement possession de moi, enveloppant ma bouche, puis ma gorge, mes narines, mes poumons, ma poitrine. Mon coeur s'accéléra d'un seul coup tambourinant follement contre ma cage-toracique. Mes mains se crispèrent dans sa nuque. Je ne savais pas si j'essayais de le repousser ou de m'accrocher à lui. Le temps me sembla infernalement long. Et puis, subitement, je repris du mouvement, le repoussai avec toute ma force, repris mes esprits et rassemblai se qui me restait de force pour lui affliger la plus grosse giffle que je n'avais jamais donné. Sa tête suivit le mouvement violent de ma main. Il porta la sienne sur sa joue endolorie, la machoire serrée. Je le toisais, de mon regard bleu électrique. Quelques mèches ondulées aile de corbeau me passaient devant le visage tordu par la colère qui était le mien. J'essayai de retenir mes larmes. De ne pas être une bécasse qui pleure trop. Il tourna avec lenteur son visage vers le mien, me regarda, une expression indescriptible fixer à ses yeux clairs. Je secouai la tête. Je ne savais pas du tout se qui se passait dans mon esprit. En tout cas, je me jetai sur lui, et l'embrassai avec plus d'ardeur encore, plus de passion.

    Une semaine plus tard, alors que je m'installais dans la petite maison un peu perdue, en Australie, je passai un coup de fil. La voix voluptueuse répondit, d'un ton complètement vide d'expression j'anonçais alors : « Félicitation Jason, tu vas être papa. »



Dernière édition par Lesly R. Carlin le Sam 28 Fév - 5:48, édité 5 fois
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Lesly R. Carlin

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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Lun 23 Fév - 19:22

« ADIEU ! JE CROIS QU'EN CETTE VIE, JE NE TE REVERRAI JAMAIS » (Alfred de Musset)

    Il n'y a pas de morts meilleures que d'autres. Aucune que l'on pourrait envier. Que l'on meurt à quatre-vingts ans devant l'émission de télé du midi ou avant même d'avoir vu le jour dans une salle d'accouchement. Qu'on meurt à vingt ans sur un champ de bataille ou bien à cinquante en faisant ce que vous faisiez tous les jours.. Dans tous les cas c'est une horreur, dans tous les cas une vie s'éteint. On n'a pas le droit de vouloir la mort d'un autre. Seulement, je partis tranquille en me disant que j'étais morte pour sauver quelqu'un d'autre.

    Depuis quatre ans j'habitais en Australie. Sur le littoral, dans une petite maison perdue. Mes voisins les plus familiers étaient les animaux, ce qui était fantastique étant donné que j'étais vétérinaire. Un temps superbe pratiquement toute l'année, une vue des plus magnfiques... Vue que je partageais avec Jesse, un petit garçon d'un peu plus de trois ans. Blond comme les blés, les cheveux bouclés, les yeux d'un gris très clair... Le portrait craché de son père. Et ça, seul ledit père et moi pouvait le savoir étant donné que l'identité de celui-ci était très strictement cachée. Personne ne devait savoir. On avait dit que j'avais fait l'amour le jour du mariage de ma soeur avec un lointain cousin fils d'une tante au troisième degrés. Le genre de personne impossible à reconnaitre et qui avait disparu de ma vie lorsque je lui avais dit que j'étais enceinte. Heureuse de cet évènement bien que soudain j'avais désiré garder le bébé. Peut-être qu'un jour, je dirais à mon fils qui est son père.
    Mon éloignement radical avec toute ma vie d'Ecosse m'avait aussi radicalement changé. Je n'étais plus cette petite fille timide et qui passait son temps à se fondre dans l'ombre des autres et plus particulièrement de ma soeur. En Australie, personne ne connaissait Myriam, Jason ou tous mes amis. On m'aimait pour moi et rien que pour moi. J'étais devenue indépendante, fonceuse, sûre de moi. Bien que résidait encore au fond de mon être cette timidité persistante la plupart du temps je n'en faisais rien paraitre. On disait de moi que j'étais une jeune mère courageuse et passionnée par son travail qui vivait sa vie à fond. Pour mon équilibre personnel j'avais coupé le maximum de ponts avec Jason. Je prenais évidemment le plus souvent possible des nouvelles de ma soeur et de mes parents. Bien sûr il était arrivé en quatre ans que Jason et Myriam viennent quelques semaines en été (enfin pour eux pendant les vacances d'hivers) mais mes relations avec Jason étaient des plus compliquées et je ne désirais pas me donner un mal de tête en y pensant. Il demandait quelques fois des nouvelles de son "fils" avec qui il s'entendait d'ailleurs très bien. Mais tout ceci n'était pas très fréquent et j'avais laissé derrière moi l'Ecosse et tous ce qu'elle contenait.


    Et pourtant j'étais là, sur cette piste de ski Alpin à Ben Nevis. Conformément à notre rituel, durant les vacances de Noël j'allais skier avec ma soeur et Jason. Je laissais Jesse à ses grands-parents et nous partions tous les trois. Souvent pour faire du hors-piste d'ailleurs. Nous nous abandonnions complètement à ce désert blanc et nous appliquions tout ce qu'on nous avait appris depuis la plus tendre enfance. Durant nos instants de pauses nous rigolions inlassablement en repensant à nos vies, quinze ans en arrière, à nos jeux d'enfants, à nos paroles complètement mals placées qui, à l'époque nous semblaient totalement polie. Nous repensions aux fois où nous étions venu ici accompagné de nos parents et nous imaginions le moment où c'est nous qui apprendrons à Jesse et aux futurs enfants de chacun.

    Nous arrivâmes devant une descent qui nous paraissait à tous trois plutôt raide. Instinctivement nous nous étions arrêter pour regarder et analyser si elle était risquée ou pas. Nous n'en voyons pas le bout, qui se perdait dans un nuage brumeux. La neige était parfaite, personne n'était encore passé par là. C'est Myriam qui rompu le silence la première en déclarant catégoriquement :
    « Moi je la fais pas, on passe autre part ? »
    Avec Jason, nous échangeâmes un petit regard entendu. L'un comme l'autre nous mourrions d'envie de la prendre, cette descente. Elle ne semblait pas tellement dangereuse et j'avais besoin de mon quota de sensations fortes pour la journée. Il est vrai que depuis le début de notre entreprise nous n'avions pas beaucoup eu l'occasion de nous donner sur une descente à sensation. Myriam leva les yeux au ciel, comprennant qu'elle était seule à penser que cette descente était trop risquée. Elle nous intima de ne pas descendre, comme une mère prévient ses enfants de ne pas mettre ses mains sur la plaque électrique. Nous ne disions rien, nous nous contentions de nous regarder avec malice. Et puis, je me précipitai vers la descente.

    C'était génial. Penchée en avant je ressentais le vent qui me fouettait violemment le visage, rafraichissant mon être. La neige gicclait sur mon passage. Je me sentais légère. Il n'y avait que moi et cette pente glissante. Binetôt, je me noyai dans un nuage opaque. La brume était persistante, m'envellopait. Je ne voyais plus rien. J'avalai ma salive attendant de sortir de ce guêpier. Mon coeur s'affollait, craignait un choc qui viendrait forcément. Mes mains se reserrèrent autour de mes batons. Je tremblais. Et puis, un choc violent. Mes skis rencontrèrent quelque chose de très dur qui me fit perdre mon équilibre. Je basculai en avant. Pendant quelques secondes qui me semblèrent des heures je tombais dans le vide avant qu'une main ne m'empoigne. Je n'entendais plus rien. Je ne comprennais rien. Lorsque je levai la tête je tombais sur Jason qui me retenait fermement, lui même accroché à la pierre qui m'avait faite tombée. Je regardais vers le bas : mes pieds flottaient dans le vide. J'étais incapable de faire quoi que se soit. Jason peinait à me remonter. A l'intérieur de moi je priais. Je priais pour ne pas mourir. Je pensais à mon fils. Soudain la voix de jason me parvint aux oreilles, comme si on avait subitement ralumé le son.
    « LESLY ! LESLY ! IL FAUT QUE TU ENLEVES TES SKIS »
    Sans dire un mot je secouai mes pieds, voyant l'inefficacité que cela avait je tentais de les enlever de ma main libre. MAis je n'y arrivais pas.
    « Je.. je peux pas. »Ma voix était faiblarde, tremblante. Je me rendis compte que j'étais en train de pleurer.
    Faible, sans défense. Totalement sous l'emprise d'un sentiment tellement plus fort que moi. J'avais déjà vu cela dans les films. Je veux parler des accidents en haute montagne. A chaque fois le personnage hurle, se débat, et après maintes efforts ils réussissent à se sortir de là. Moi non, je ne criais pas du tout. Je sanglotais simplement. Je ne me débattais pas pour remonter, j'étais pendue au bras de Jason. Cependant, j'essayai de nouveau d'enlever mes skis et après les avoir secoué du plus fort que je pouvais, j'en fis tomber un. Je relevai la tête pour regarder le visage un peu souriant mon héro, celui qui était là pour moi, qui était au bord du gouffre pour pas que je ne tombe. Il s'inquiétait pour moi, son regard gris clair que j'aimais tellement était traversé par une peur incroyable. L'espace d'une seconde, on ne fit que se regarder, il avait cet air suppliant, comme si il me priait de ne pas tomber, moi plus tranquille, je ne faisais que lui transmettre tout l'amour que j'avais pour lui. Il m'avait donné Jesse, mon fils, je l'amais.
    « LESLY ? LESLY ! »
    La voix de ma soeur résonna jusqu'à nous. Soudaine prise d'une peur supplémentaire j'essayais de tendre le cou le maximum pour pouvoir voir où se trouvait Myriam. Jason fut distrait de notre échange de regard et se retourna.
    « NON, Myriam n'approche pas c'est dangereux ! »
    Je ne la distinguais pas vraiment, je la voyais s'approcher prudemment. Elle avait enlevé ses skis et inquiète voulait savoir se qui se passait. Lorsqu'elle me vit, suspendu dans le vide elle poussa un cri sonore et accéléra son bas, dévalant le plus vite qu'elle pouvait la pente que j'avais prise. Et ceux, malgrés les ordres de Jason qui lui intimaient de ne plus bouger. Evidemment, elle glissa. Je vécu la scène comme au ralentit. Elle qui glissait subitement, qui roulait trop vite jusqu'à la falaise au dessus de laquelle je me trouvais. Je criais. Myriam, non pas elle. Non non et non pas ma soeur.
    « JASON FAIS QUELQUE CHOSE !! JAAASON VA LA SAUVER !! VIIIITE VIIIIITE »
    J'étais folle. Complètement hystérique. Je criais de toutes mes forces, croyant peut-être que cela aurait plus d'influence si je hurlais. Je voyais ma soeur dévaler la pente, se rapprocher du vide, sans rien pour l'arrêter. Le regard de Jason allait de moi à elle. Elle était complètement perdu, appeuré.
    « DEPECHE TOI ! JAAASON ! Jason tu ne vas pas réussir à me remonter, sauve-là. Sauve-là je t'en supplis ! »
    Mais devant son immobilité, son mutisme, je décidai que c'étais à moi de faire quelque chose. Sans trop y réfléchir, sans trop avoir peur, soudainement rassurée je lachais les mains de Jason, qui cria. Puis, j'eu le temps de le voir se ruer sur le côté, pour rattraper de justesse Myriam. Je n'étais pas morte pour rien, j'étais morte pour elle, pour eux. Et c'est presque avec un sourire triste que je m'enfonçai dans la brume blanche. Puis, plus rien.


« LA PREMIERE NUIT APRES LA MORT, FORCEMENT ON DORT TRES MAL » (Jean-Marie Gourio)

    Hahaha.. Pampalala.. lilala.. timtimtambada... BOUM !
    HAHAHA ! Il faut se réveiller.. lilalala...

    Elle chante ces syllabes comme un bébé qui gazouille gaiement, comme une enfant qui récite une comptine. Elle se moque de moi. Je demeure dans le noir absolu, le néant le plus profond. Je me sens tourbillonner, sans doute emportée autre part, dans ce qu'il y a après la mort.
    Poilala.. timtimba, chichicalala boubidou..
    Aller, debout là dedans.. LESLY

    Elle hurle mon nom de manière si agressive, si soudaine. Je sursaute, ouvre les yeux. Cette petite voix dans ma tête a totalement disparue. Je ne suis plus dans le néant. Je ne sais pas où je suis. Je regarde autour de moi. C'est poisseux, c'est sale. Je n'ai mal nul part, mais je ne me sens pas bien pour autant. J'ai des nausées. Soudain, en levant la tête je tombe sur un visage peinturluré. C'est un clow ? Je n'en sais rien. Il me fixe, malicieux, sûr de lui. Je n'arrive pas à savoir si il est heureux ou triste. Je le scrute. Lui aussi. Puis il finit par esquisser un petit sourire en arquant un sourcil. Je ne parvins pas à détacher mon regard de lui.
    « Bienvenue, toi.
    - Bienvenue où ?»
    Ma voix sereine. douce. Je ne me sens pas bien réveillée. Pourtant je ne dormais pas. L'étrange clow me regarde. Et puis, d'un air d'habitude il me répond :
    « Au Purgatoire, quoi d'autre ? »
    J'hausse les épaules, je ne sais même pas se qui c'est passé. D'ailleurs, que c'est-il passé ? Suis-je morte ? Où suis-je vraiment ? Qui est ce personnage grotesque ? Lorsque j''eu cette pensé, il hausse les épaules et roule des yeux.
    « Toujours les mêmes questions stupides qui reviennent. Qu'est ce qui m'ai arrivé ? Où je suis ? »
    Je le fixe, sans vraiment comprendre où était la plaisanterie. Ni lui ni moi ne rit. Ne me dis que ce n'était peut-être pas une blague. Un silence s'installe, lorsque je voix qu'il est sur le point de partir, je reprends du mouvement, je me lève.
    « Je suis morte pas vrai ?
    - P't'être bien.
    - Où ce bateau nous emmène ?
    - Purgatoire, t'as la mémoire courte. »
    Je lève un sourcil. Comment ça ? Alors voila, c'est ça la vie après la mort ? Je cligne plusieurs fois des yeux. Je me sens mal à l'aise. Observée, de partout. Je regarde autour de moi, personne. Personne à part lui, ce clow et moi. Je me crois dans un rêve. Plongée dans un coma profond, à l'hôpital. Ce n'est pas réel, ça ne parait pas réel. Et pourtant. Je m'enfonce un peu plus, voyant l'espoir de ressortir de ce mauvais rêve s'éloigner à chaque seconde qui passe. Chaque seconde résonne dans ma tête. J'attend une explication. Qui ne vient pas. Je dévisage le clown. Je cligne des yeux. Je me sens de plus en plus mal.
    « Quoi c'est tout ? » Il semble m'écouter, sans me prêter vraiment d'attention. « C'est ça ? La vie après la mort et tout le tralala.. ? Voila c'est CA ? Mais où est le paradis, l'enfer. On nous élève dans la crainte des flammes de l'enfer, on se fait chi** toute une vie à bien se conduire pour aller au paradis alors qu'en fait, c'est CA » j'appuis bien sur le "ça", d'un air dégouté. « Une barque et un tarré qui s'est arrosé de peinture.
    - Enervant non ? »

    Le repos éternel est un mensonge. Il n'y a pas de repos. Seulement l'éternel. L'éternel qui se moque de nous. Il me semble tellement long. Pour toujours. A jamais. Il n'y aura pas de fin. Pas de fin à cette démence, à cette horreur. On y est jamais bien, au Purgatoire. La folie est partout. Au début on lutte, et puis, rapidement, on baisse les bras et on s'abandonne à l'esprit d'ici. On a passé toute une vie à bien se conduire et on termine dans une mort atroce, alors à quoi bon faire des efforts ici ? Il n'y a plus d'espoir ici, plus un seul petit reste de soleil. Pour toujours, ça me parait long... [/i]


Dernière édition par Lesly R. Carlin le Ven 6 Mar - 22:00, édité 11 fois
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Lesly R. Carlin

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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Lun 23 Fév - 19:29

    Prénom : Ambre
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    Célébrité sur l'avatar : Zooey Deschanel
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    Présence sur le forum : 5/7
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Aidan G. Eden
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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Lun 23 Fév - 19:47

Bienvenue ici, merci du compliment!
Bonne chance avec ta fiche mamzelle! Smile
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Lesly R. Carlin

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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Lun 23 Fév - 19:51

Fouuii.. Je vais essayer de la finir à temps ma fiche ^^
Enfin pour l'instant moi c'est dodo parce que je commence à fatiguer.
De rien pour le compliment ^^
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Luby E. Torringthon

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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Lun 23 Fév - 19:54

ZOOEYYYYYYYYYYYYYYYYY <33333
Bienvenue Very Happy
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Lesly R. Carlin

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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Mar 24 Fév - 4:30

Et oui, depuis le temps que je voulais la prendre Zooey Smile
Merci Luby.
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Everanna P. McAllister

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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Mar 24 Fév - 10:32

Welcome miss =)
Bonne continuation pour ta fiche.
J'aime beaucoups ton vava miss =)
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Cassiopée A. Harlow
    Bonne-à-faire-rouler-en-poubelle && Secrétaire agent-double SM.

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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Mar 24 Fév - 11:08

Bienvenue! =)
& Bonne continuation.
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Eva M. Jennings

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PSEUDO : Tagada
EMPLOI : Serveuse
HUMEUR : Songeuse
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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Mar 24 Fév - 12:37

    Welcome Here
    && Bonne continuation Smile
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Edward K. Black

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HUMEUR : Prétentieux
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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Mar 24 Fév - 15:50

Hey bienv'nue ma Kiwinette ^^
{Bon j'suis pas encore validée, chuuuut}
Très bon choix d'avatar Razz
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Lesly R. Carlin

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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Mar 24 Fév - 18:38

Merci à tous !
Ouii mon avatar, aah j'ai eu de bons conseils Smile
KIWINETTE <3<3
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Louange E. Thomson

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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Mar 24 Fév - 20:10

Biiiienvenue a toua! =)
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Aidan G. Eden
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MessageSujet: Re: « Lesly R. Carlin » ~ UC   Sam 7 Mar - 14:24

Is perfect miss, j'aime bien ton incarnation du Joker ^^
Validéeéeéeée
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