AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Nightmare & Gingerbread } Emilia G. Baecker

Aller en bas 
AuteurMessage
Emilia G. Baecker

avatar

Féminin
Nombre de messages : 43
Age : 27
PSEUDO : Mary
EMPLOI : Pâtissière névrosée
HUMEUR : Broken
Date d'inscription : 23/02/2009

MessageSujet: Nightmare & Gingerbread } Emilia G. Baecker   Lun 23 Fév - 3:56



Here she comes.



      La petite Emilia Ginger Baecker, épouse et mère jusqu’à l’âge de 22 ans. Jeune rousse aux yeux larmoyants, qui errent au Purgatoire depuis 68 ans, une Old One sans aucun doute, imprégnée de la folie ambiante. La pâtissière venue de Pologne, elle berce dans ses bras fragiles le fruit de ses labeurs, un petit bonhomme de pain d’épices, celui qu’elle croit être son fils. Cette jeune femme, c’est moi, Ginger.



    Avatar : Cintia Dicker
    Nom/Pseudo : Marie-Anne, habituellement surnommée Marie ou Mary ou Darkdolie ou encore ‘ddolie’ sur mes copyrights ^^
    Âge : 17 ans
    Présence sur 7 : Je passe tous les jours en général et si je n’ai aucun problème d’inspiration, je poste dès que je peux.
    Une appréciation du forum : Je suis totalement amoureuse du forum, le contexte, le design (L) Ça me rappelle un forum où j’étais il y a des années, Nightmare Land, où tout le monde était mort, j’adore ces histoires-là ^^
    Code : Brie ! *comme le fromage (L)*

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Emilia G. Baecker

avatar

Féminin
Nombre de messages : 43
Age : 27
PSEUDO : Mary
EMPLOI : Pâtissière névrosée
HUMEUR : Broken
Date d'inscription : 23/02/2009

MessageSujet: Re: Nightmare & Gingerbread } Emilia G. Baecker   Lun 23 Fév - 4:19

Premier RP; Thanks heaven for little girls

    Mes mains frêles caressaient la peau tendue de mon ventre rond. Je tremblais faiblement, mais un sourire radieux éclairait mon visage. Mon teint était un peu pâle et je paraissais franchement fatiguée, néanmoins j’étais heureuse. Klaus, mon époux, l’homme de ma vie, jouait dans mes longs cheveux couleur de feu, enroulait mes longues mèches autour de ses longs doigts. Je versais quelques larmes de joie, rapidement essuyées par mon aimé qui partageait mon sentiment. J’étais enceinte. Enceinte jusqu’au bout des ongles. On m’avait annoncé qu’il s’agissait de jumeaux, de deux petits bébés que j’allais pouvoir serrer dans mes bras. Dans seulement quelques jours maintenant. Ma grossesse en était à sa 38ème semaine, mes bouts-de-chou avaient décidé qu’ils étaient déjà l’heure de présenter leur visage à la vie. J’étais à la fois effrayée et ravie, je craignais de finir comme ma mère, morte en couche avec ma petite sœur. Je voulais avoir la chance de bercer contre moi ces deux petits êtres que j’avais porté durant les derniers mois et malgré mes inquiétudes, Klaus était confiant. Il me répétait sans cesse que j’étais forte et que mon désir de vivre serait plus fort que la douleur. Le petit matelas du lit d’hôpital était inconfortable, mais je n’y pensais pas. Je me concentrais sur ce qui m’attendait, sur les heures que je passerais ici pour donner naissance à mes petits trésors.

    « Tu imagines, ma douce ? Toi, moi, les petits…Dans notre petite maison, devant un feu de bois…Ce sera merveilleux. »

    Il m’embrassait sur la joue et caressait à son tour mon ventre rond comme un ballon. Un coup se fit sentir sous ma peau, un petit pied qui me signifiait qu’il n’avait pas assez d’espace. Un deuxième petit pied frappa à son tour près du premier et je ne pus m’empêcher de pleurer à nouveau, trop heureuse pour contenir mes émotions. Cette fois, Klaus me laissait sangloter en silence alors que le médecin revenait dans la chambre pour m’aider à accomplir ce que seul Dieu pouvait faire mis à part les mères : donner la vie. Des heures de dur labeur qui mêlaient cris et pleurs. Mes yeux se fermaient et je me sentais partir ailleurs alors que mon aimé me chuchotait « Ne me quittes pas, Emilia, tu es forte, tu y arriveras ». Chaque fois je revenais à la réalité et continuais de donner mon cent pour cent, motivée par la vision de ma famille au bord du feu. Je voyais déjà deux petites bouilles dans nos bras, deux bébés qui m’offriraient leurs plus beaux sourires. De nouveau, mes yeux retrouvaient la noirceur et Klaus serrait ma main dans la sienne, sans arrêter de m’encourager tout bas. Je vivais une expérience entre la vie et la mort, mais je savais que la deuxième option ne serait pas mon issue finale. Après huit heures de travail intense, le personnel m’annonçait enfin que j’étais la mère de deux petites filles. À l’entente de cette nouvelle, un sourire illumina mon visage livide et je me laissais finalement tomber dans l’inconscience.

    Je ne me réveillais que le lendemain, dans un lit propre, une nouvelle robe de nuit, et le soleil qui baignait mon visage de sa lumière rassurante. Klaus s’était endormi sur une chaise inconfortable tout près de moi. J’étais épuisée mais je ne pensais qu’à voir mes petites princesses, mes filles. Je bougeais lentement et chuchotais le nom de mon aimé pour le réveiller en douceur. Il ouvrit les yeux doucement et m’adressa un sourire, ce sourire qui exprime une joie sans borne et une fatigue sûrement tout aussi puissante. Le même sourire qui se dessinait sur mes lèvres rosées à cet instant. Mon époux se leva en s’étirant et sortit dans le couloir en promettant de revenir avec un médecin et des nouvelles de nos petits trésors. J’attendais patiemment et regardais autour de moi. Ma mère m’avait souvent raconté le jour de ma naissance. Elle se rappelait de cet hôpital, des rues d’Olkusz, de sa joie lorsqu’elle avait vu mon visage endormi. Elle n’avait jamais eu la chance de voir ma petite sœur, petite sœur que je n’avais d’ailleurs jamais vu moi-même. Pour elles, j’allais nommer mes filles Anneliese et Hannelore. Klaus revînt alors avec un médecin qui m’examina et s’assura que j’étais en santé avant de m’accorder avec un sourire le droit d’aller voir mes filles. Il me mit par contre en garde :


    « Il y a eu des complications, Madame Baecker. Vos filles sont malades. Elles sont vivantes et présentement stables et avec un traitement, elles survivront…Mais il n’y a rien de gagné. »

    Mon sourire se volatilisa et je me sentis étrangement lourde. Mes filles, mes petites filles allaient mourir ? Qu’avaient-elles ? Pourquoi allaient-elles mourir ? Avais-je fait une erreur lors de ma grossesse, était-ce ma faute ?

    « Expliquez-moi… »

    Une infirmière vînt aider Klaus et à deux ils m’aidèrent à m’asseoir dans une chaise roulante aux roues grinçantes. Alors que mon aimé me poussait lentement vers le couloir, le docteur à mes côtés m’expliquait la situation. Dix ans auparavant, un scientifique et médecin avait découvert une nouvelle maladie génétique, qui s’additionnait à la liste des problèmes qui se développaient in utero. Une glycogénose type 1 ou maladie de Von Gierke; mes petites auraient un régime strict difficile à suivre, un physique différent des autres bébés et ne grandiraient pas comme les autres. Le médecin se voulait rassurant mais il m’avoua que vu leur manque de ressource, Anneliese et Hannelore décéderaient certainement avant leur puberté –puberté qui d’ailleurs ne se passeraient jamais comme les autres jeunes filles. Mes petites n’auraient jamais de vie d’adulte, pas même de vie d’adolescente. Alors que je faisais face à la dure réalité, ma chaise s’arrêta devant la porte de la nurserie et une infirmière nous ouvrit. Le docteur me conduisit alors à mes enfants, dans leurs petits lits de bébé. Je n’avais jamais vu d’aussi jolis bébés. Elles étaient pâles, de grands yeux bleus, des joues rebondies, un visage de poupée. Leur corps était aussi légèrement grassouillets, mis à part leurs petites jambes et leurs petits bras, minces par rapport au reste. Elles semblaient faites de porcelaine et l’une d’elles, celle que j’appelais déjà Anneliese, se mit à pleurer. Une infirmière regarda l’horloge, puis alla chercher deux biberons qu’elle donna aux petites. Je me levais avec difficulté mais détermination, puis tendais la main pour caresser la joue de la petite Hannelore.

    « Madame Baecker, voulez-vous passer un moment avec elle avant de retourner à votre chambre ?
    - Oui… »

    L’infirmière s’éloigna, le médecin aussi, et, soutenue par Klaus, je pleurais à la fois de joie de les voir en vie et de peine en sachant que j’allais éventuellement les perdre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Emilia G. Baecker

avatar

Féminin
Nombre de messages : 43
Age : 27
PSEUDO : Mary
EMPLOI : Pâtissière névrosée
HUMEUR : Broken
Date d'inscription : 23/02/2009

MessageSujet: Re: Nightmare & Gingerbread } Emilia G. Baecker   Lun 23 Fév - 4:20

Deuxième RP; I know it’s over

    Suite à ma grossesse, j’avais repris mon travail à temps partiel à la pâtisserie du coin. Anneliese et Hannelore allaient bien. Nous avions parfois de dures nuits qui m’inquiétaient, mais elles grandissaient et illuminaient toutes les sphères de ma vie. De notre vie plutôt : Klaus travaillait énormément mais nous avions eu de ces soirées devant le foyer. Notre vie était merveilleuse, jusqu’à ce que la guerre soit déclarée. La deuxième Guerre Mondiale avait éclaté et les Allemands prenaient tous les territoires. Tout près de notre belle ville se trouvait le fameux camp d’extermination d’Auschwitz Birkenau. Nous avions peur. Nous avions arrêté de travailler et restions à la maison, cachant aux yeux des autres nos bébés différents. Les Nazis étaient sans pitié face à l’handicap. Que mes filles n’aient que deux ans et quelques mois ne les arrêteraient pas. Parfois, tard dans la nuit, je me réveillais en sursaut, pleurant des torrents de larmes. Les cauchemars dans lesquels ma famille était déportée vers le camp n’en finissaient plus d’hanter mes nuits. Anne & Hanne étaient trop différentes pour qu’on ne les remarque pas. Leurs grands yeux de biche, leurs corps légèrement disproportionnés, leur façon d’avoir constamment faim dû à leur estomac dysfonctionnel…Je devais les nourrir aux bonnes heures, même la nuit. Les voisins avaient dû remarquer la lumière qui s’allumait tous les soirs.

    Cette nuit, c’était le tour de Klaus de veiller sur nos princesses. Je tentais de dormir, serrant contre moi un oreiller. J’écoutais le silence de la maison, quand soudain un bruit me parvînt de l’extérieur. Un bruit sourd qui me fit me redresser brusquement. Puis des tirs et des cris. Je quittais mon lit, paniquée, et jetais un coup d’œil à la fenêtre. C’est alors que je les vis. Leur uniforme, leur casque décoré de la croix gammée, leurs fusils. L’un de leur véhicule stationné au beau milieu de la rue. Les SS qui se faufilaient à gauche et à droite, tirant sur ceux qui fuyaient et obligeant les gens à sortir de chez eux. Je courais vers la chambre des filles, où Klaus ramassait déjà les nombreux effets personnels des petites. Nous chuchotions alors que nous faisions nos bagages en vitesse. Je serrais contre moi ma petite Anneliese et mon époux s’occupait d’Hannelore; nos sacs sur nos épaules, nous courrions vers la porte arrière. Je pleurais nerveusement dans l’air frais de la nuit. Et alors, ce fut la fin. Je poussais un cri et tombais au sol, me retournant au vol pour protéger ma petite fille. Devant moi, Klaus et Hannelore avait été arrêté dans leur course par deux soldats, alors qu’un autre me relevait violemment. Lorsque je criais dans la panique, on m’assena un coup dans les côtes, cependant le désir de protéger mes enfants était plus fort et je restais debout malgré la douleur. Lorsque nos agresseurs réussirent à nous discipliner, nous fûmes conduits à leur véhicule de transport, où on nous entassa avec d’autres familles. Le voyage nous conduisit à la gare : mais nous n’étions pas dans un confortable train de voyage. C’était un train dont les wagons transportaient du bétail. Nous étions le bétail.

    Durant des jours entiers, nous étions dans ces wagons qui ne s’arrêtaient que rarement. On ne nous donnait pas à manger, ni à boire. Au troisième jour, je sentis que les choses deviendraient funestes. Certaines personnes étaient déjà décédées, notre wagon sentait la mort et la souffrance. Ce matin même, un petit garçon était décédé dans les bras de sa mère. Hannelore dormait dans les bras de Klaus, je berçais Anneliese depuis tôt dans la nuit. Elle pleurait sans cesse et vomissait de la bile à n’en plus finir. Elle était tremblante et son teint était cadavérique. Elle ferma ses grands yeux et crispa ses petits poings sur le tissu froissé de ma chemise de nuit. Sa voix faible articula le mot « maman » pour une énième fois depuis le début du voyage. Je sentais la vie s’échapper d’elle à un rythme effrayant. Je me mis à pleurer et serrais plus fort ma petite Anneliese qui agonisait. Je gémissais tout bas lorsque sa prise se desserra, que sa respiration se fit plus faible et que finalement son cœur se tut. Je sanglotais et tentais de la réanimer, mais il était déjà trop tard. Pendant les deux derniers jours que dura le voyage, je refusais de laisser le corps de ma petite fille. À l’arrivée, nos détracteurs m’obligèrent à lâcher la dépouille de mon bébé. Klaus me tendit alors Hannelore qui s’était réveillée et on nous traîna à l’extérieur. Mon mari tentait de résister, on ne le laissa pas continuer plus longtemps et il fut exécuté d’une balle. Ce fut rapide et il mourut sur le coup, je retins mon hurlement pour éviter d’attirer l’attention et serrais contre moi Hanne. Des larmes cascadaient sur mes joues pâles, celles du bébé mouillaient ma robe de nuit. Hannelore était hystérique mais je faisais de mon mieux pour la contenir, l’obliger à se taire.

    Les Sonderkommandos nous conduisirent à l’entrée des déportés. Je n’avais jamais vu autant de souffrance réunie dans un seul endroit. Des gens malades, des personnes âgées, des enfants, des femmes enceintes; je voyais tout ce monde s’entasser en pleurant. On nous fit passer dans une autre salle, où on nous ordonna de nous dévêtir entièrement. Je vis quelques-uns protester : ils furent aussitôt tués. Je m’agenouillais au sol et posais Hannelore devant moi alors que je retirais ma chemise de nuit et mes sous-vêtements. Frissonnant légèrement, je déshabillais ensuite ma petite fille et la protégeais de mes bras, espérant garder le peu de chaleur que nous avions. Un des soldats passa alors entre les rangs, sélectionnant les plus en santé qui furent séparés du groupe. Je ne voulais pas être séparée de ma dernière parcelle de vie. Lorsque l’un des hommes passa près de moi pour m’examiner, j’agrippais plus fermement ma petite et simulais une violente quinte de toux qui secoua ma chevelure rousse. Ce monstre de SS grimaça et reprit son chemin. La sélection se termina, puis on nous indiqua la « salle des douches », où nous devions nous laver avant d’entrer au camp. Mais dans la salle où plus de mille d’entre nous furent envoyés, il n’y avait aucune douche. Déroutée, je m’assoyais dans un coin près d’un mur et fredonnais des chansons à mon dernier espoir. Dans ma tête pleine d’images sanglantes, je ressassais la naissance de mes jumelles, celles qui avaient donné un sens à ma vie et calmé la douleur de la mort de ma mère. Je baissais les yeux vers la petite dans mes bras, mais sa vie s’était éteinte. Je remarquais vaguement que les autres occupants de la pièce tombaient comme des mouches. Ma gorge était serrée, ma poitrine oppressée. Je me sentais trop étourdie pour continuer de réfléchir, une violente nausée m’obligea à déposer Hannelore, mais mon estomac vide n’était rien à rendre. Je fermais les yeux et tombais finalement au sol, sombrant dans l’inconscience.

    Je savais que c’en était fini de moi. C’en était fini de la vie. Ma main se referma sur celle d’Hannelore et je me laissais enfin partir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aidan G. Eden
Admin
avatar

Féminin
Nombre de messages : 259
Age : 26
PSEUDO : J0KER
EMPLOI : Guide
HUMEUR : Cynique
Date d'inscription : 13/02/2009

MessageSujet: Re: Nightmare & Gingerbread } Emilia G. Baecker   Lun 23 Fév - 6:17

Bienvenue sur le forum! Very Happy
C'était du rapide, dis donc...
Je t'annonce avec plaisir que tu es VALIDÉE!
Et, ce faisant, tu ouvres le rp, puisque tu es la 10e membre validée! =D
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://21grammes.forumactif.com
Emilia G. Baecker

avatar

Féminin
Nombre de messages : 43
Age : 27
PSEUDO : Mary
EMPLOI : Pâtissière névrosée
HUMEUR : Broken
Date d'inscription : 23/02/2009

MessageSujet: Re: Nightmare & Gingerbread } Emilia G. Baecker   Lun 23 Fév - 6:19

J'avais dit que je céderais xD
Ohhh ! Je suis une vedette alors, tremblez je viens d'officialiser le RP ! Twisted Evil
*épuisée, 5h18, pas dormi*

Merci ! <3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassiopée A. Harlow
    Bonne-à-faire-rouler-en-poubelle && Secrétaire agent-double SM.

avatar

Féminin
Nombre de messages : 70
Age : 26
PSEUDO : Violet
HUMEUR : Maussade
Date d'inscription : 21/02/2009

MessageSujet: Re: Nightmare & Gingerbread } Emilia G. Baecker   Lun 23 Fév - 13:05

Bienvenue !
& Merci *.*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Nightmare & Gingerbread } Emilia G. Baecker   

Revenir en haut Aller en bas
 
Nightmare & Gingerbread } Emilia G. Baecker
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» GIRO DELL'EMILIA -- Italie --
» Nightmare à vendre
» GIRO DELL'EMILIA --I-- 06.10.2012
» Der Materialspezialist "Nightmare Anti"
» der material spezialist beast anti ou nightmare rouge

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
21 GRAMMES :: MON PÈRE, J'AI PÉCHÉ. :: evening, commisioner :: allez, vas jouer!-
Sauter vers: