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 » Cassiopée. Âme sensible. S'abstenir.

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Cassiopée A. Harlow
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MessageSujet: » Cassiopée. Âme sensible. S'abstenir.   Sam 21 Fév - 7:45

    ©️ Emy.

    Nom ; Harlow.
    Prénom(s) ; Cassiopée Annaël.
    Age ; 25 ans à la mort & 11 ans au Purgatoire
    Date et Lieu de Naissance ; Londres. 14 Décembre.
    Groupe ; Newcomers.


        Les grandes âmes ne sont pas soupçonnées ;
        elles se cachent ; ordinairement, il ne paraît qu'un peu d'originalité.
        Il y a de plus grandes âmes qu'on ne le croirait.

[Stendhal]




    » Derrière l'écran

      Pseudo ou prénom ; Violet
      Âge ; 17 ans
      Avatar ; Clémence Poesy
      Commentaire sur le forum ; J'aime le tout <3
      Fréquence de connexion ; 4/7

      & Je trouve que les Hiboux c'est moches.


Dernière édition par Cassiopée A. Harlow le Lun 23 Fév - 5:03, édité 2 fois
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Cassiopée A. Harlow
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MessageSujet: Re: » Cassiopée. Âme sensible. S'abstenir.   Sam 21 Fév - 7:48

» Pour la moitié d'un rêve...



    Au loin un écho. L’écho d’un souvenir du passé. Un passé à la fois si proche et si lointain. Un souvenir d’un vivant que plus jamais elle ne reverra. Cassiopée le sait. Elle l’a toujours su. Les souvenirs ne sont pas bons pour la santé. En tout ca, pas pour la sienne. Si la santé à une quelconque importance ici, bien sûr. Pourtant, même si cela la fait tant souffrir, Cassiopée ne peut s’empêcher d’y penser… Ce souvenir la hante. Il plane au dessus de sa tête tel un fantôme. À force de résister, la jeune fille s’est affaiblie. Elle voulait résister à cette douleur qui persistait, enfouie dans sa poitrine. Elle ne voulait pas se souvenir. Elle voulait oublier. Oublier le plus beau jour d’une vie. Mais vouloir et devoir oublier un tel jour, c’est comme devoir manger un plat qu’on n’aime pas… On en a envie, mais on n’y parvient pas. Tout simplement parce qu’on sait que ça va laisser un goût amer… Après… Une fois que tout sera finit. Une fois la chose avalée et casée au plus profond de nous même… Cassiopée veut oublier. Mais Cassiopée ne le peut.

    Derrière elle, elle a laissé tant de bons moments. Elle aimait vivre. Elle aimait sa vie. Elle aimait chaque instant. La vie lui offrait tout ce dont elle avait besoin. Si elle avait eu le choix, celle-ci n’aurait pas hésité une seconde. Entre vivre ou mourir, son choix était déjà fait. La vie qu’elle menait était le plus beau cadeau qu’elle pouvait attendre. Et personne n’avait le droit de lui enlever! Sur un plateau d’argent, elle avait reçu amour, argent, famille et de l’espoir, beaucoup d’espoir. L’espoir que la vie n’était pas une chose vaine, qu’elle en valait la peine. Elle valait la peine qu’on se batte pour elle, même pour seulement quelques années, quelques mois, quelques jours… Elle savait que la vie n’était pas éternelle. Elle savait que tôt ou tard elle devrait quitter se corps et aller là haut. Au Paradis? En Enfer? Qu’en savait-elle de tout ça? Est-ce qu’elle y avait au moins songé? Et bien non. A quoi bon? Elle était heureuse, pourquoi rendre sa vie moins belle avec des questions aussi futiles que « Et après, il y a quoi? ». Elle s’enfichait. Elle ne voulait pas savoir. Elle voulait vivre… Et bien, on na peut toujours ce que l’on veut. Mais on fait avec ce qu’on a.

    Enfin, je crois qu’il est temps que la jolie Cassiopée laisse ses souvenirs l’emporter. Enfin, surtout le souvenir, le plus beau qu’elle ait. Ce souvenir restera sans doute à jamais gravé dans sa mémoire. Peu importe le temps qu’elle passera au Purgatoire, le veut s’en souvenir. Même si oublier était d’abord ce qu’elle voulait. C’est un peu confus encore pour elle. Elle ne comprend pas ce qui l’entoure. Un tel paradoxe règne en elle-même. L’envie de se rappeler et celui d’oublier… Et puis, sans prévenir, le souvenir s’installa en elle. D’abord, les odeurs lui revinrent. Ensuite, quelques son et enfin, les images prenaient places sur ses paupières désormais closent.

    Le plus beau jour d’une vie… C’est quoi pour vous le plus beau jour? Sans doute le jour où votre mère vous laissa dormir jusqu’à dix heures au lieu de sept? Le jour où vous avez reçu votre nouveau téléphone portable? Des choses bien futiles je présume. Ou pas. Après tout, qui peut avoir la prétention de connaître les autres mieux que lui-même? Personne. Et je ne l’ai certainement pas non plus. Mais si vous voulez tout savoir, le plus beau jour d’une vie selon Cassiopée, c’est le jour du mariage. C’est alors une nouvelle vie qui s’offre à vous. Tout bascule, tout change… En mieux. Normalement. Bref. Son plus beau souvenir? C’est quand elle s’est mariée. Oui. Si jeune et pourtant, elle avait tout. Tout pour avoir une vie parfaite. Une vie! Bon sang, elle aurait voulu la consumer cette vie. Elle voulait vire, heureuse et insouciance. Jeune et jolie. Sans problème quelconque…

    Un ciel bleu. Cassiopée ne pouvait plus résister, son souvenir se faisait plus pressant. Il voulait l’emmener loin, ailleurs, là d’où jamais elle n’aurait du partir. Ce ciel bleu l’envahit. Et bientôt, sous ses yeux, tel un rêve, son mariage défila. Le temps était au beau fixe. Cassiopée et Tristan avait choisit vraiment le jour parfait pour s’unir pour la vie… Même après la mort? C’est un point sur lequel nous reviendront plus tard. Cassiopée les yeux toujours clos, se mit à humer l’air du Purgatoire, sauf que ce n’est pas ce qu’elle sentait, non son souvenir, si proche, lui donnait la sensation de sentir le parfum des fleurs qui l’entouraient ce jour là. Le ciel bleu les fleurs,… Tristan. Il était là, elle le savait, cependant, elle ne le voyait pas. Où était-il? Dans la pièce d’à côté. La journée avait commencée comme cela. Les amoureux avaient été séparés. Son les ordres de la futur mariée elle-même. Elle c’était levée à sept heure trente ce matin là, elle voulait être belle pour Tristan. Elle voulait qu’il soit fier de l’épouser. Elle c’était donc levée d’humeur à la fois apeurée et si joyeuse. À côté de son lit, il y avait un téléphone. Elle s’en empara et composa le numéro de portable de Tristan. De l’autre côté du mur elle entendit la sonnerie retentir, un petit sourire amusé apparu sur se lèvres. Elle entendit un grognement, elle savait qu’elle venait de réveiller son beau brun aux yeux verts. La sonnerie cessa d’un coup et de l’autre du côté du mur, une voix fragile et rayé répondit.

      TRISTAN – « Vouais? »
      CASSIOPEE – « Bonjour… »
      TRISTAN – « Cassiopée? Qu’est ce qu’il y? Ça ne va pas? Chérie? Tu veux toujours de marier, pas vrai? »
      CASSIOPEE – « Plus que JAMAIS. »


    Elle avait mit fin à la conversation. Elle voulait juste entendre sa voix. Elle voulait savoir que lui aussi était toujours prêt. Mais vu la réponse qu’il lui avait fournit, elle savait qu’ils ne renonceraient ni l’un, ni l’autre. Elle l’aimait son Tristan. Bientôt elle serait sienne. Elle se redressa sur son lit. Resta assise un bon moment à rêvasser avant de se mettre debout. Elle avait tout prévu. Confinée dan sa petite pièce, elle avait posé la veille au soir, sur une petite table, deux croissant et une bouteille de jus d’orange. Elle s’installa alors pour prendre son petit déjeuner. Cassiopée ne put avaler que deux bouchers de son croissant. Elle but un verre de jus d’orange et quitta la table. Elle n’en avait que faire d’un petit déjeuner. Elle allait se marier! Un bonheur immense l’envahit. Elle se mit à fredonner. Dans sa tête, une petite voix fredonnait « C’est moi la fiancée, et je vais me marier. »

    La demoiselle fit un tour sur elle-même et elle tomba face-à-face avec un grand miroir. Elle se détailla de la tête au pied. Elle avait une silhouette très fine. Quand elle était jeune, elle avait pratiqué la danse classique… Peut-être était-ce cela qui faisait d’elle une fille parfaitement élancée? Ses yeux d’une couleur bleu délavé avaient l’air de pétiller de bonheur. Sa petite bouche fine et rosée formait un sourire des plus ravissants. Son petit nez rond se plissait quand elle se rappelait qu’elle allait se marier. Ses joues étaient écarlates de plaisir. Et bon sang, il était plus que temps de mettre en forme cette chevelure rebelle et blonde. Pour son mariage, elle avait décidé de ne pas faire de chignon. Elle ne voulait pas faire comme tout le monde, elle voulait prouver l’originalité de son couple. Tristan et Cassiopée n’était pas comme tout les couples. Roméo n’aurait jamais pu aimer Juliette comme Tristan le faisait pour sa future femme. Ils étaient plus parfaits que quiconque. Tout le monde les enviait. Le mariage était alors la meilleure façon de montrer, de crier, non de hurler leur amour au monde entier… Enfin, un dernier coup d’œil dans le miroir et elle se dirigea vers la salle de bain. Sa salle de bain personnelle. Cassiopée savait mener Tristan par le bout du nez, voilà sans doute pourquoi il y avait une salle de bain intégrée dans la chambre à coucher. Ouais, bon, il y avait un mur entre, quand même. Bref, la demoiselle y entra et se doucha. Quand elle ressortit de la douche, propre comme un sous neuf, elle jeta de nouveau un regard dans la glace. Celle-ci était pleine de buée, à l’aide de sa main, elle dégage une petite partie du miroir. Emmitouflée dans sa serviette de bain, elle commença à se maquiller. Elle avait refusé de voir une maquilleuse et encore moins un coiffeur. Elle voulait paraître simple et pourtant si belle. Donc, elle mit une fine couche de phare à paupière bleuté et une line d’eyeliner noir au dessus de ses sourcils et en dessous de l’œil, elle fit un mince trait de crayon. Elle était parfaite. Elle brossa sa belle chevelure blonde et jeta un dernier regard dans le miroir. Le téléphone sonna.


      TRISTAN – « Alors, ma belle, prête? »
      CASSIOPEE – « J’ai déjà envie d’être demain. Je veux devenir Mme Harlow. Vite. »
      TRISTAN – « Tu le seras assez tôt. Je t’aime. À tout à l’heure. »


    Cassiopée déposa le téléphone. Le simple fait d’entendre sa voix la rendait incroyablement heureuse. Ce jour devait être le plus beau de sa vie. Il était désormais l’heure que la demoiselle se prépare. Quelqu’un frappa à la porte… Sa mère. Elle devait l’aider à enfiler sa magnifique robe couleur crème. Cassiopée avait refusée de prendre une robe blanche, elle ne voulait pas que cela fasse la pureté à l’état brut. Ou même l’innocence. Cela ne lui ressemblait en rien. Elle était plutôt du genre bagarreur, méfiante et sarcastique. Mais quand elle avait rencontré l’homme de sa vie, Tristan, elle avait presque changé du tout au tout. Elle n’était plus vraiment la même et pourtant, elle avait si peu changée. Elle devint beaucoup plus romantique, style fleur bleue et inconsciente. L’amour rend aveugle… On dit aussi que le mariage rend la vue? Est-ce vrai? Les choses changeraient-elles? On frappa plus fort à la porte. Mince, perdue dans ses pensées, elle avait oubliée sa mère devant la porte. Elle alla, enfin, ouvrir la porte.

      MAMAN – « Oh ma chérie, tu es si belle! »
      CASSIOPEE – « Ne pleure pas maman, s’il te plaît… »
      MAMAN – « C’est juste que mon bébé devient grand. »


    Les deux femmes se fondèrent en étreinte des plus chaleureuses qui soient. Et elles se mirent toutes deux au travaille. Au bout de quelques minutes, Cassiopée était vêtue de sa belle robe crème, elle était belle et rayonnante de bonheur. Elle se regarda dans le miroir et fit un tour sur elle-même. La jeune fille prit sa chaussure à tallons hauts dans le bas de sa robe et se retrouva par terre. Elle poussa un petit cri de terreur. Elle entendit un drôle de bruit et elle vit Tristan débarquer dans la chambre.

      CASSIOPEE – « SORT D’ICI. CA PORTE MALHEUR. FILE, JE N’AI RIEN! »


    Le souvenir s’estompa doucement. Elle voulait revoir le moment ou elle descendait l’allée fleurie, elle voulait voir le sourire que Tristan avait fais quand il l’avait aperçue, elle voulait continuer à rêver. Mais s’en était finit, le rêve avait fuit. Reviendrait-il? Asse tôt? Pourrait-elle revivre se moment? Elle l’espérait de tout cœur… En tout cas une chose est sûre… Le mari ne dois jamais voir la mariée avant le mariage.




Dernière édition par Cassiopée A. Harlow le Sam 21 Fév - 17:17, édité 5 fois
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Cassiopée A. Harlow
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MessageSujet: Re: » Cassiopée. Âme sensible. S'abstenir.   Sam 21 Fév - 7:48

» A l'aube de ma mort ;


    Je me rappel de mon plus beau souvenir. Et ce pour une chose. Laquelle? Et bien, ma mort. Comment mon meilleur souvenir peut-il être à la fois le pire que je n’ai jamais connu? J’avoue que j’aimerais oublier ce jour autant que j’aimerais le revivre éternellement. J’ai aimé ce jour car il était le début de notre vie commune, à Tristan et moi. J’ai aimé ce jour, car c’était moi la reine pour une fois. Je l’ai aimé ce jour et plus que je ne pourrais jamais le dire. C’était si parfait. Vraiment, tout était parfait. Le meilleur jour d’une vie. Un mariage. Le pire jour d’une vie quand on est heureux? La mort. Je le sais, j’ai vécu les deux. Pourtant, quelque chose en moi persiste à ne pas vouloir y croire. Cela fait cinq ans maintenant. Je devrais m’y être faite. Je devrais essayer d’oublier. De vivre. Parce que même dans la mort on vit. Qui l’eut crut? Certainement pas moi, je ne pouvais croire en une vie après la mort. Le Paradis, l’Enfer… Tout ça, ce n’était alors pour moi que de vieilles superstitions. Je croyais alors que tout ça n’était que de vieilles âneries racontées pour nous faire rêver. Pour nous laisser croire que tout pouvais être bien, si nous avions été digne de respecter le bien dans notre vivant. Et pour une fois, j’avais raison. J’avais raison de croire que tout ça, ce n’était rien qu’un ramassis de conneries. Il n’y a qu’à voir où j’ai atterris. Dans un monde ou folie et débauche règne. A quoi bon mourir si cela n’apporte aucune liberté? La mort ne devrait-elle pas être une échappatoire? Pourquoi les gens se suicident-ils après tout? Pour échapper à une vie qu’ils ne comprennent pas? Une vie qui ne leur plait pas? Ils attendent de la mort leur dernier remède. Et au final, ils y perdent. Plus qu’ils n’avaient put l’imaginer. Je ne comprends pas. Je ne peux pas comprendre.

    Je ne peux pas comprendre et je ne le veux pas. Moi j’étais heureuse, je voulais vivre. Je voulais fonder une famille. J’avais tout ce dont je pouvais rêver. Je ne demandais rien de plus que de pouvoir le vivre. Vivre mon bonheur était-ce trop demandé? Je n’arrive pas à comprendre comment une telle chose à put se produire. Je ne vois plus rien. Je suis devenue comme aveugle. Je vois des contours, des reliefs, des souvenirs d’une vie qui avait été la mienne, mais plus je force ma vue à les voir, plus je souffre. Une douleur dans ma poitrine persiste. Elle ne veut pas me lâcher. Elle s’accroche à moi tel un microbe qui s’est construit un nid au creux de mon cœur. J’ai mal, je souffre. Comme expliquer cela? Est-ce le manque de Tristan qui fait de moi cette loque? Ou est-ce la façon dont je suis morte qui laisse des traces même ici, au Purgatoire? Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir. J’ai mal. Je le sais, je le sens. Et je crois que c’est tout ce que j’ai besoin de savoir. Le reste ne m’intéresse pas. La vie, enfin la mort, ne m’apporte rien. Enfin, elle ne m’apporte que consternation et folie passagère. Je ne suis plus vraiment maître de mes actes, je ne suis plus vrai celle que j’étais. La mort m’a rendue plus brute, moins joyeuse, plus sarcastique que je ne l’ai jamais été auparavant. J’ai changé. La mort rend différent. Autant que l’amour ma changé… Je parle pour ne rien dire. Je m’en rends bien compte. Ne devais-je pas vous faire le récit de ma mort? Si? Et bien d’accord, le moment est arrivé. Je crois que je ne peux pas reculer plus longtemps. Mais rien que de songer à l’expliquer… Mon cœur se serre, mes mains deviennent moites et mes oreilles bourdonnent. Pourtant, rien ne sert de résister, mon cœur implosera au moment des faits. Quand ma main tremblera sur cette feuille blanche, quand l’encre tourbillonnera et qu’alors les mots apparaîtront… Alors, je cesserais à nouveau d’exister.

    Mon mariage était sublime. Le plus beau auquel j’ai pu assister. Tristan et moi étions le plus beau couple qui m’ai été donné de voir. J’en suis fière. Comment ne pas l’être? Il était si parfait. Il m’aimait. Je l’aimais. Lui et moi c’était à la vie, à la mort. Enfin, c’est ce que je pensais. La mort sépare parfois les gens qui s’aiment le plus. Pourquoi fait-elle cela? Mais… Après tout, la mort à quoi ressemble-t-elle? Est-ce une faucheuse comme on en voit souvent dans les dessins animés? Ou est-elle, tout simplement, intangible? Inexistante? Je ne sais pas. Mais voilà que je recommence… Il faudrait que je me débarrasse enfin dans ce récit. Peut-être que mon cœur souffrirait moins… Après, une fois qu’il aurait implosé. Donc, le jour où je suis morte, c’est le jour de mon mariage. Je crois que je sais pourquoi… Tristan n’aurait jamais du me voir dans ma robe avant la cérémonie. Si seulement je n’avais pas prit mes pieds dans ma robe, si je n’étais pas tombée, si il n’avait pas passé la porte avec se regard si inquiet… Tout ça ne serait pas produit. J’en suis certaine. Je ne serais pas morte. A l’heure actuelle, je lui aurais dis que j’étais enceinte, que nous allions avoir un bébé. Si seulement j’avais put tout lui dire… Enfin, en quelque sorte, je l’ai fais.

    Je me rappel de mon mariage et de sa perfection. La journée avait été superbe en tout point de vue. Si bien sûr on omettait le fait que Tristan m’avait vue avant l’heure du « oui » fatidique. Mais sinon, tout avait été parfait. Je me rappel d’avoir descendue l’allée fleurie, je me rappel du sourire qui inondait son visage. Je me rappel celui qui inondait le mien. Nous étions heureux de nos donner l’un à l’autre. Jamais quelqu’un ne fut plus heureux que moi en cet instant. Nous nous étions donc dit « oui ». La première danse avait eu lieu. La soirée prenait tout doucement fin. Mais à trois heures du matin, nous avions une limousine qui venait nous chercher pour nous accompagner à l’aéroport. Et oui, il y avait un voyage de noces prévu. Nous allions allez à Venise. La ville des amoureux. Avant de devoir partir, ma main tremblante d’excitation avait écrit sur un bout de nappe en papier quelques mots destinés à ma mère. « Suis enceinte, tu vas devenir grand-mère. Je t’aime. Cassi H. ». J’avais glissé ce petit billet dans le sac de ma mère. Elle avait le droit de savoir. Et puis, j’allais l’annoncer à Tristan lors de notre petit séjour en Italie… Vers deux heures et trente du matin, après avoir lancé mon bouquet de fleurs, nous sommes entré dans la limousine et nous sommes partit. Une excitation était tellement forte en moi.

      CASSIOPEE – « Alors beau brun? Content d’avoir une blonde pour épouse? »
      TRISTAN – « J’ai tiré le gros lot! La mienne a un cerveau! »
      CASSIOPEE – « Je suppose que c’est un compl… »


    Ma phrase était restée en suspend. Non. Je n’eu jamais le temps de la finir. J’étais déjà morte. Une voiture nous avait percutés. En fait, elle été arrivé droit sur moi, mais avec les vitre teintées de la limousine, je ne l’avais pas vue. De toute façon, je n’aurais pas pu survivre… Mes blessures étaient trop graves. J’aurais pu revenir sur terre, mais être paralysée à vie ne m’intéressait pas. En tout cas, je sais une chose, Tristan à été blessé. Il perdait beaucoup de sang également. Mais il à survécu. Voilà pourquoi ce jour est le meilleur et le pire de ma vie. Un mariage et un mari. J’avais eu. Une mort accidentelle aussi. De l’espoir que mon mari s’en sortirait aussi, alors ma propre vie n’avait plus aucune importance. Il vivrait. Je serais morte. Mais je survivrais toujours dans sa mémoire. Alors vivre ou mourir… Je n’avais plus le choix.




Dernière édition par Cassiopée A. Harlow le Dim 22 Fév - 7:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: » Cassiopée. Âme sensible. S'abstenir.   Sam 21 Fév - 9:13

Voilouuu ton post de bienvenue mamzelle! Smile
Dooonc bienvenue et bonne chance avec ta fiche! Very Happy
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MessageSujet: Re: » Cassiopée. Âme sensible. S'abstenir.   Dim 22 Fév - 7:26

    Merci <3
    & Voilà, je pense avoir terminé . =)
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Aidan G. Eden
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MessageSujet: Re: » Cassiopée. Âme sensible. S'abstenir.   Dim 22 Fév - 7:43

C'est parfait miss, très beau style d'écriture! <3
Validée, bienvenue! Very Happy
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MessageSujet: Re: » Cassiopée. Âme sensible. S'abstenir.   Dim 22 Fév - 7:46

    Haaan. Merci beaucoup! <3
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MessageSujet: Re: » Cassiopée. Âme sensible. S'abstenir.   

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