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 Try to be myself;

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Eva M. Jennings

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MessageSujet: Try to be myself;   Mar 17 Fév - 7:10





    «Le destin est ce qui nous arrive au moment où on ne s'y attend pas.»
    [Tahar Ben Jelloun]
    Je crois que cette phrase ne prend un sens que lorsqu'on le vit ...
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Eva M. Jennings

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MessageSujet: Re: Try to be myself;   Mar 17 Fév - 7:12


    « Les Apparences sont Trompeuses ; » ;


    Il y a de ses moments dans une vie, où l’ont souhaiterai être quelqu’un d’autre, être ailleurs, fuir, hurler. Etre remarqué certes mais pour de bonnes raisons.
    Voilà deux ans que j’étais ici, sans pour autant prononcer le moindre mot, sans pour autant vivre comme une jeune fille de douze ans normal. Mais qu’Est-ce que la normalité ? Tel que je voyais le monde, les personnes peuplant cette terre étaient bien plus fou que les personnes qui m’entouraient. Cependant pas plus fou que moi. J’ai toujours pensé de manière à part, vécu dans un autre monde peuplé de cauchemar. Je n’ai jamais vu le monde de la même manière qu’une personne dîtes « normale ».
    Je me rappel de mes huit ans, en plein mois de juin. Mes parents désiraient prendre l’air, et nous partîmes tout les trois au bord d’un lac. Je me rappel chaque situation qui avait affolé ou amusé mes parents et qui m’avait seulement rendu perplexe, comme si le monde, les personnes autour de moi, étaient un schéma incompréhensible, comme si tout cela tenait plus du rêve et de tout l’irréalisme dont il était capable. J’essayais de comprendre chaque rire et inquiétude en vain. Quatre ans n’y on pas suffit.
    Je me souviens aussi de cette nuit qui m’a conduite ici. Ces personnes rentrant chez moi, ma mère affolé me priant de ne sortir de ma cachette sous aucun prétexte. Moi regardant la scène tout aussi perplexe qu’à mon habitude. Les voir s’écrouler à terre, voir leur sang s’étendre telle une jolie fresque rougeâtre au sol. Je me souviens de ces longues heures d’attente, peut être même plus, je n’ai jamais réellement eu la notion du temps, seul quelques événement m’aidaient à me situer. Mais quelques heures plus tard je pense, une armada de policier avait déboulé dans la chambre, m’avait trouvé, et c’était adressé à moi comme si j’étais retardé mental.
    Je n’éprouva pas le besoin de m’exprimer face à eux, je ne l’éprouva plus. Je savais que mise à part mes parents, personne ne pouvait comprendre ma façon de penser et d’analyser le monde.
    Certes je n’ai pris la peine de l’expliquer à personne, mise à part en dessinant, ou en couchant quelques mots sur le papier. Mais en voilà le résultat. Enfermée en hôpital psychiatrique depuis mes dix ans. Je m’étais alors aperçu, que ces personnes au soit disant esprit tordu ou perturbé, était bien plus clair voyant que le reste du monde. Peut être est-ce là le problème en réalité. L’être humain n’acceptait pas de pouvoir être inférieur encore moins à l’un de ses semblables. Il était alors bien plus aisé de le faire passé pour fou, alors que sa clair voyance dépassé l’entendement.
    Je voulais cependant sortir, pouvoir exploré le monde, l’analyser en voir plus que le semblant qui m’était apparu lorsque j’étais une enfant.
    Je savais cependant que l’image que je reflétais aux yeux de ses esprits prétentieux, ne me donnerai pas le droit à une réhabilitation. Il me fallait donc mentir, devenir une autre, celle qu’il voulait voir … Une jeune fille normale.
    Il me suffirai de jouer simplement la comédie, me rallier à leur idée pendant que mon esprit s’échappait et songeait à des théorie qu’ils ne comprendraient jamais. Il me fallait également reprendre un moyen d’expression normal. Je n’arrêterai jamais d’écrire cependant, il me faudrait recommencer à parler.
    J’ignorais ce que je ferai réellement une fois dehors, une fois normale. Je savais en revanche ce que je ne voulais plus. Etre enfermée, être rabaissée, il en était hors de question.

    Cela faisait plus d’une heure que j’étais assise à cette table, sans en décrocher mon crayon de cette feuille. Un sourire sur le visage, signe de contentement, c’est ce que j’avais compris à force d’observation, on souriait lorsqu’on était heureux. Il fallait alors que j’en donne l’illusion, une illusion de bonheur, pas trop souvent cependant. Si je n’étais pas suffisamment subtile, ils penseraient surement que mon état empire. Il fallait que je le joue sur la durée, quitte à ce que cela me prenne quelques années de plus avant de sortir d’ici, mais ça en vaut la peine.
    Alors que je grattais encore le papier, me déchargeant ainsi du trop plein d’idées qui bouillonnaient dans ma tête, un homme en blouse blanche, un infirmier s’approcha doucement de moi, je dirai même prudemment, comme si il eu peur que je tente quelque chose contre lui.
    Il s’approcha et me tendit un pilulier en me disant d’une voix douce et inquiète «  Tenez mademoiselle Jennings c’est l’heure de votre traitement. »
    Je m’empara du pilulier, lui adressant un léger sourire doublé d’un « merci ».
    Ce qui déclenchant chez lui un immense sourire, il se précipita vers ses collègues pendant que je vidais le contenu du pilulier dans ma bouche. Tous discutaient de moi, alors que je jubilais intérieurement. Voilà mon premier mot, « merci » mais de quoi, de me soigner d’une maladie que je n’ai pas ? Non merci que ton esprit si prévisible, si peu évolué m’ai donné la marche à suivre.

    Je ne pu sortir que deux ans plus tard, une véritable libération pour moi, même si j'ignorais ce qu'il adviendrai de moi par la suite je savais cependant, ce que je voulais. J'avais tant de chose à découvrir, à apprendre et comprendre. Le monde s'offrait à moi tel un livre dont les pages n'était pas encore écrite, il me restait à présent à voir ce que l'on ne pouvait voir, comprendre ce qui a toujours était incompri ... A donné une image de moi tel qu'on la voulait, mais demeuré moi au plus profond de mon esprit de mon coeur et mon âme ...

    Ne te fis pas à mon visage d’ange, car je n’en ai que l’allure …


Dernière édition par Eva M. Jennings le Jeu 19 Fév - 6:57, édité 1 fois
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Eva M. Jennings

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MessageSujet: Re: Try to be myself;   Jeu 19 Fév - 6:53

    « Renaissance; »

    Ces jours à l’hôpital sont bien loin à présent. Peu de chose me reste à l’esprit, ce jour au lac, la mort de mes parents, l’hôpital de manière très fragmenté, idem pour le reste de ma vie. Je me rappelais cependant du jour de ma mort. Ce jour où pour quelques billets un homme m’enfonce une lame acéré dans l’abdomen.
    La aussi ma réaction ne correspondit pas aux réactions des personnes autour de moi. Je ne suppliais pas pour ma vie, je ne tentais pas de le résonner, seulement de le comprendre, ce que je ne parvint pas à faire, je vis de plus son regard une fois qu’il c’était rendu compte qu’il avait pris la décision de ma mort. Il n’était pas heureux de son geste, il paraissait le regretter, s’en sentir coupable. L’homme qui assassina ma mère, j’aperçu son regard, son visage, je me souvenais parfaitement, même clairement de cette expression jubilatoire sur son visage. Pourquoi certain en éprouvait des remord si c’était en réalité une sensation agréable que d’ôter la vie ?
    Malgré tout, je n’avais pas peur, j’étais au contraire pressée de rejoindre le monde suivant, impatiente d’en découvrir ses secrets.

    Aujourd’hui cela doit faire bien plus d’une vingtaine d’année qu’ai perdu la vie. Que j’ère ici au Purgatoire.
    Je dois dire que je ne m’attendais pas à cela. Certes j’avais côtoyé la folie de près, de très près même. Mais ici ça en dépassait l’entendement. Je comprenais cependant beaucoup mieux les rouages de cette univers. Je comprenais leur souffrance, leur réaction, chacun de leur geste. J’avais l’impression d’avoir toujours appartenu à ce monde, d’avoir existé seulement trop longtemps. Ma place était là. Etre faite pour la mort, ceci dit c’est une constatation bien morbide.
    Contrairement à certain je n’avais pas peur, je savais … Je savais que certain n’avait rien de personne « gentil » rêvant de torture. Mais au contraire rien que pour voir leur regard dans ces moments là j’étais prête à me laisser prendre au jeu. Je me prêtais d’ailleurs à tout les jeu du Purgatoire, désirant m’intégrer au mieux, me fondre dans la masse. Etre parmi les plus jeune arrivé n’avais aucun avantage, nous passons pour des personnes vulnérable. Peut être est-ce le cas, en réalité, même si j’arrivais à comprendre chacun d’eux ou presque, la seule que j’avais du mal à comprendre à présent, c’était moi. Je doutais de moi, de ce que j’étais. J’avais toujours cette curiosité maladive du monde, cette envie incontournable que de tout comprendre et tout maîtriser. Mais ici rien n’est contrôlable, tout échappe à notre contrôle. Tout comme notre esprit ceci dit. La véritable folie était ici, elle y dominait, possédait chacun d’eux. J’ignorais si ils étaient maître de leurs actes. De même j’ignorais si cela m’arriverai aussi. Je n’avais pas l’habitude de douter de moi, de mon avenir. C’est plutôt les autres la source de mes doutes habituellement. Mais plus ici, plus maintenant. Je n’avais jamais ressentit cette impression de doute, de trouble, comme si j’étais perdu, noyée dans un flot d’incompréhension. Je n’ai jamais non plus ressentit le besoin d’être avec quelqu’un, de plus aimé cette solitude qui fut toute ma vie. Pourquoi avais-je tant changé ?
    Le Purgatoire n’a rien avoir avec le monde réelle, il vous révèle telle que vous êtes, révèle vos peurs du moins c’est-ce qu’il fait avec moi.
    Je n’avais jamais réalisé que j’avais à ce point peur d’être seule. Bien sur dans la réalité, j’avais eu des amis, mais ils ne l’étaient pas vraiment, ils ne restaient pas avec moi tout en me connaissant vraiment. C’était la Eva que je servais depuis quelques années qu’ils aimaient. J’avais eu des hommes dans ma vie, mais je n’eu pas le temps d’expérimenter le sentiment amoureux comme j’en avais entendu plusieurs fois.
    Je ne savais pas ce que je voulais si ce n’est quelqu’un avec qui parler réellement. Mais ici je ne pense pas que ça soit possible.
    J’étais assise dans un coin dans la pénombre, observant, rêvant. Quel paradoxe ce qui me paraissait incroyablement normal autrefois devenait mon quotidien. C’était peut être bien ça la folie.
    J’y avais échappé tant d’année, pour que petit à petit elle me guète et face de moi sa proie. J’étais résolu à vouloir lui échapper le plus longtemps possible, a rester maître moi-même comme toujours peut importe ce que je voulais ou rêver, ici rien n’étais normal, ici rien ne se passerai comme je pourrai l’espérer, je devais rester moi, détachée et curieuse.
    Vivre dans la mort n’a rien de facile, même si je pensais avoir vécu le pire … Le pire reste à venir, une éternité de folie que demandé de mieux ?!

    Au demeurant, je n'avais plus le choix maintenant, ma seule solution était de m'intégrer, devenir comme tout le monde. C'est ce que j'ai toujours fait, être celle qu'on attendait de moi, un vrai caméléon capable de me nicher dans n'importe quelle peau, d'être n'importe qui. Qui allais-je choisir ? Je voulais expérimenter de nouvelle chose, être une autre facette de moi, une Eva supplémentaire. J'avais étais la petite renfermée bisarre, l'hystérique sympathique. La nouvelle arrivée, j'avais même était perdu. Et si cette fois je prenais la peau de quelqu'un de puissant ? C'était une question qui demeurait en suspend. Car oui j'avais l'éternité pour y réfléchir, pour changé de peau autant de fois que celà ce peu. Mais pour l'instant j'étais Eva Jennings la petite serveuse mignone, une proie facile. J'aimais observer les regards des autres, certain vide, d'autre avide ou curieux, quel pannel de gens si différent mais si commun. J'aimais chacun d'eux, j'aimerai aussi être aimé par eux, ou par l'un d'eux. Voilà ce que je voulais en faite .. est-ce là mon souhait ? Simplement être aimé comme le commun des mortels ? Etais-je si banale après tout ? Je ne sais pas, je ne sais plus ...
    Qu'est ce que je pouvais aimer cette endroit ... Mais qu'est ce que je detestais ce qu'il faisait de moi. Vivre éternellement avec un tel paradoxe, voilà ce qui devenais mon quotidien à présent.
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Eva M. Jennings

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MessageSujet: Re: Try to be myself;   Jeu 19 Fév - 7:23

    avatar;
      Amber Heard

    Prénom | Pseudo;
      Olivia, Mais Tagada je préfére xD

    Âge;
      19ans

    Présence;
      J'peux être là tout les jours mais ça dépend en faite ...

    Niveau rp;
      Hmm moyen, mais je vous laisse en décider =)

    Appréciation;
      x3 à vous de conclure Wink
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Aidan G. Eden
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MessageSujet: Re: Try to be myself;   Ven 20 Fév - 20:56

Bienvenueeeee Tagadadadadadaaa! <3
**ZBAMM**
Très belle fiche mamzelle! :3
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